Face à la montée des flux de données transfrontaliers et à la domination des grandes plateformes numériques, plusieurs États africains ont engagé des réformes structurelles pour affirmer leur souveraineté numérique. Le Rwanda, le Kenya, le Sénégal et la Côte d’Ivoire figurent parmi les pionniers d’une nouvelle génération de politiques de données.
L’Union Africaine a adopté en 2014 la Convention de Malabo sur la cybersécurité et la protection des données personnelles, posant les bases d’un cadre continental. Cependant, sa ratification reste limitée — seuls 15 États l’ont ratifiée à ce jour — ce qui fragilise l’harmonisation régionale indispensable à l’économie numérique africaine.
Les enjeux sont multiples : localisation des données, protection des citoyens, interopérabilité des systèmes d’État et attraction des investissements technologiques étrangers sans sacrifier le contrôle national.
Points clés
- 54 pays africains, 54 approches différentes de la donnée publique
- Le RGPD européen influence 60% des nouvelles législations africaines
- Le marché africain des données devrait atteindre 20 Mds USD d’ici 2027
- Moins de 30% des États disposent d’une autorité de protection des données active
